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Accueil > Présentation > L’UMR en bref > Plateforme « Recherches méthodologiques » (coord. : Cécile Le Carlier et Guirec Querré)

Plateforme « Recherches méthodologiques » (coord. : Cécile Le Carlier et Guirec Querré)

Lieu d’acquisition de données et de développements méthodologiques spécifiques, la plateforme concerne des champs disciplinaires étendus issus des sciences de la vie et de la terre et des sciences physicochimiques appliquées à l’archéologie : l’archéozoologie (principalement malacologie), la paléobotanique (palynologie, anthracologie, xylologie, carpologie, dendrologie et dendrochronologie), la géologie(pétro-archéologie, sédimentologie, stratigraphie, géomorphologie, géo-archéologie), la chimie (biogéochimie, géochimie), la physique (physique des milieux poreux), la métallurgie, la géographie et l’informatique et modélisation 3D. Tournée vers les approches paléoenvironnementales ou paléosociétales, elle est transdisciplinaire et dispose de nombreux équipements. En forte interaction avec les équipes de recherche du CReAAH, elles se caractérise aussi par une forte collaboration avec d’autres UMR rattachées aux mêmes champs disciplinaires.


Thème P.1 : Expérimentation
Le premier objectif est de pouvoir expliquer certains processus de formation et de transformation à partir de l’expérimentation. Ces questionnements touchent différentes échelles : du site archéologique à son mobilier (silex, charbon, métal, coquilles…) en passant par la structure. Dans ce cadre, on s’intéressera :
- aux processus de formation et de conservation des sites et structures archéologiques
- au processus de transformation de la matière (transferts de masse, percolations…), à la taphonomie,
- à la gestion des combustibles et déchets,
- aux usages culinaires et aux traitements thermiques des organismes.
Des expérimentations seront menées afin de mieux appréhender les modes de production et de mise en forme des objets, leur utilisation et leur destruction (objets métalliques, lithiques, céramiques...).
Enfin, la recherche de l’origine des matériaux, et en particulier les minerais, sera abordée afin de produire des métaux portant en eux les signatures chimiques et isotopiques des sources.


Thème P.2 : Constitution de référentiels et de bases de données
La constitution de référentiels et de bases de données résulte d’un long travail d’acquisition de données (collecte de données brutes sur le terrain et analyse de celles-ci). Des référentiels (actuels et archéologiques) ont été constitués dans les domaines suivants : palynologie, anthracologie, dendrologie et dendrochronologie, géologie (pétro-archéologie et archives sédimentaires), archéozoologie (plus particulièrement la malacologie), céramologie, paléométallurgie.
Les référentiels actuels correspondent à des collections de comparaison : ostéothèque (mammifères terrestres et marins, oiseaux, poissons…), skeletothèque des invertébrés marins (mollusques, échinodermes, crustacés), lithothèque (pierres, minerais), xylothèque, anthracothèque, dendrothèque, palynothèque...
Les référentiels archéologiques enregistrent un certains nombres de paramètres tels que la détermination spécifique/qualification, la quantification, la biométrie, la typologie, la chronologie...
La constitution de base de données : Dendrabase™ (société Dendrotech) et ABCData, base archéobotanique relationnelle, permettant une interrogation en ligne ; Pixe variscite Europe occidentale » (développement international) ; base de données prosopographiques sur les « Athéniens de la basse époque hellénistique », Banque de données des épiclèses grecques (BDEG) , et une application pour Smartphones : ALERT Mobile.


Thème P.3 : Développement, application et optimisation de méthodes analytiques
Le développement des méthodes analytiques est fondamental et aura, entre autres, pour objectif d’adapter des méthodes de prélèvements réalisées sur des échantillons modernes à du mobilier archéologiques. L’acquisition de nouvelles machines d’analyses (dont l’ICP-MS à ablation laser) et le développement important des équipements au sein de la plateforme permettent de proposer de nouvelles pistes de recherche méthodologique.
Des analyses chimiques élémentaires et isotopiques sont menées sur différents types d’objets qu’ils soient inorganiques ou d’origine organique.
La tracéologie vise à retrouver les gestes effectués derrière les traces liées à la fabrication, à l’utilisation mais aussi à l’abandon des objets.


Thème P.4 : Modélisation
La quantité de données issues à la fois de référentiels archéologiques et actuels géo-référencés nécessite le développement d’outils de modélisation. Les chercheurs travaillent ainsi sur l’architecture des monuments et seront en mesure de développer des outils permettant de numériser l’existant et restituer l’hypothétique en trois dimensions des structures étudiées (foyers, habitat, tumulus, diverses constructions antiques et médiévales). À partir d’un corpus d’une trentaine de sites aujourd’hui numérisés ou reconstitués, il s’agirait désormais de les analyser, annoter, corriger... grâce notamment à des outils de réalité virtuelle. Ces derniers, développés actuellement au sein de la plateforme Immersia, permettront à l’archéologue de travailler immergé à l’échelle 1:1 sur ces modèles 3D. Parallèlement, une recherche sur l’intégration pertinente et optimisée de ces modèles 3D au sein des différents SIGs devra être effectuée.
Un autre thème concerne les dynamiques de végétation régionales : définir des schémas chronostratigraphique, modéliser l’information pollinique et les paléoclimats en comparaison avec les reconstitutions du couvert végétal.